Low point.





Oooh my God. Feel this sudden need to write about absolutely useless things. In English.
This obviously means I reached a low point when I'm 'talking to myself in foreign languages' watching a romantic comedy. I'm so sorry about this. (Don't feel guilty, I will never know if anyone ever read the whole article.)

Well. Have to organize a reception and suddenly feel like the menu is inappropriate, that the guests will never have enough to eat, and that it will be a pity. Have to brace myself to leave Europe, which isn't that obvious. I just can't realise it will really happen.
Conclusion : my room's still in such a mess, I don't even know where are my clothes, and how I will manage with this visa-thing. Keep your calm. You're not shell-shocked, overwhelmed neither scared-stiff. Everything is under control.

It's twenty past one in the morning. Seems like the sleep is on strike for me these days. After Star Academy and the beggining of this awful program supposed to defend poor people (I know how pathetic this is), I'm watching the same movie for the second time tonight. Just eaten some chocolate, but the euphoric state of mind procured by an intense pleasure is already gone. Everybody is sleeping. The global economy is at its lowest point in history. It's freezing here, it actually seems that I'm living in a fridge.
Holy shit. I have a million things to do tomorrow, beggining with cleaning the house and doing some boring phone calls, and I'm telling my entire life. Uuh well, don't misunderstand, my life may be more exciting than today.

Just fell in love with Jude Law. What is great is that I may be the millionest on Earth to do so, whereas this gorgeous guy is sleeping with a model. Anyway.
Would love a cup of tea and a good book.
Wish I knew what life is supposed to be. Such a book would be more than helpful. And would avoid to think about it too much.



# Posté le vendredi 19 septembre 2008 19:38

Prochainement.

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# Posté le mercredi 17 septembre 2008 12:56

Bonjour bonsoir.


Un long silence. A peu près six mois en fait. Je n'avais plus rien à dire, puis la flemme de le dire, et puis le "A quoi ça sert? Ben à rien", alors on arrête. Mais c'est l'inutilité qui fait la noblesse et la beauté de l'individu, alors je m'incline. Je recommence, je m'étale, les pages absorbent mes pensées, et vous passez l'éponge. Cheminement connu et perpétuel.

Où en étais-je ? Ah oui. Alors, il y a eu cette année de fac, les bas, les hauts, les vacances -toute seule, on commence à s'y habituer, et puis c'est tellement bon. La rencontre avec la ville de ma vie (faute de connaître l'homme). Rome, mystérieuse et envoûtante, universelle et unique, qui se dévoile sous tes pas différente chaque jour. Ton regard qui ne la déshabille qu'à moitié, elle qui se tortille dans ses ruelles, et s'exhibe au Panthéon, fière de son architecture. Qui tartine son histoire à coup de plaques de marbre, de pavés destructeurs de chaussures, de nombres d'or. Qui ronronne aux premiers rayons du soleil et te parle en hendécasyllabes.

Mon premier contrat de travail. Passer pour une folle (pour changer). Arriver en tailleur (pas mal comme prétexte pour se faire acheter des fringues classe.) Gagner son argent, avoir une jolie fiche de paye verte et blanche, et puis se rendre compte qu'il faudrait gagner le triple pour pouvoir acheter tout ce qu'on voudrait. Ben oui, ça sort plus vite que ne rentre...

Bref bref. Promis, je ne vous raconterai pas tout en détail selon un ordre rigoureusement chronologique. C'est juste que créer un autre blog, ce serait dépasser les bornes des limites, et laisser celui-là mourir à petit feu, c'était quand même dommage. Gloups. Je viens de renverser plein de café sur ma table de nuit, en finissant la cafetière. Parce que mes habitudes ne changent pas, sauf que l'ordinateur portable a rendu tout plus confortable, et que maintenant je peux manger une glace à la vanille, écouter Chérie FM, finir le café et passer ma journée sur Internet sans bouger de mon lit. Génial, je suis complètement sédentarisée.

Enfin presque.
J'ai appris il y a deux heures que je quitte l'Europe pour huit mois, à compter deux ... dans quinze jours. Direction les Emirats Arabes. Oh-mon-dieu je suis pétrifiée. Scared-stiff. Shell-shocked. Overwhelmed. And so on. Je sais pas très bien si je suis super heureuse ou pas. Si j'ai eu raison. Mais c'est fait, alors je pars à l'aventure. Va savoir comment je vais faire pour emporter tout ce dont j'aurai besoin. Pour me passer des coups de téléphone jusqu'à pas d'heure. Peut-être même que la pluie me manquera. Ou que je ne voudrai plus revenir. Je n'en sais absolument rien. Mais, tandis que d'autres aiment les yeux fermés, moi j'avance à l'aveuglette.

Trois, deux, un zéro. Le décompte est en route. Inch'Allah. Advienne que pourra.



"Lentemente muore chi non viaggia, chi non legge, chi non ascolta musica, chi non trova grazia in sé stesso." Pablo Neruda. Grazie Ivan.
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# Posté le lundi 15 septembre 2008 12:26

Modifié le lundi 15 septembre 2008 16:11

Nothing left.

Contexte : partiels la semaine prochaine. Malade depuis une semaine. Envie de vomir causée par overdose de chocolat il y a deux minutes. J'étais même pas déprimée en plus. Not proud of me.
Temps partagé en deux moitiés : la première à dormir, la deuxième à émerger en essayant de cacher que j'émerge. Les deux en plein dans mes rêves. Erasmus, vacances, partir. Partiiir (avec la voix et les gestes de Gad pour 'la drooogue'. Bref.) En plein travail d'autopersuasion. Je mérite mieux. Je vais y arriver.
Je me mets à citer high school musical dans mes moments de détresse, à manger du pain beurre fromage comme quand j'avais cinq ans, à changer mes classiques (parce que Notting Hill ça y est, je crois que si tu me dis "52ème minute" je peux te réciter le film à partir de là), à marcher avec des talons de 11 centimètres parce que je te jure ça immunise, de là haut on se sent en pleine sécurité (même si ça nique les pieds), à devenir radine (mais aussi marre de l'inflation de la cafèt de Clignancourt, c'est scandaleux), à observer les gens dans le métro en me disant que si ça se trouve l'homme de ma vie y est, à gratter des Banco en espérant devenir riche, à passer des millions d'heures sur Internet, à devenir insomniaque.

Rien à dire mais l'envie de le dire. C'est fait.

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 13:32

Two thousand and eight.




Voilà. One year ago, je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer. Je ne pouvais même pas imaginer de quoi ces quinze pages parleraient. Tous ces souvenirs maintenant tous empilés dans ma tête. Je disais "Allez, 2007, c'est la bonne", et je ne croyais pas si bien dire.
Je crois que ça portait sur la diminution du budget chaussures, de la bouffe, du bus, et d'autres conneries du genre.
Mais ma pauvre fille, que t'étais loin du compte ! Loin ...
Je cours toujours après le bus le matin. Je suis toujours folle de chaussures. Et c'est pas ça qui compte. C'est Mido, sa façon de conduire qui te fait sérieusement envisager l'idée de rentrer en pièces détachées. Ces rues désertes florentines à la lumière des réverbères, nos talons qui claquent, nos rires qui résonnent. Cette nuit vénitienne où l'on a failli finir congelées. Mes premières vacances toute seule. Cette nuit à danser jusqu'à sept heures du matin, ce russe très spécial, et moi pom pom pelep prête à partir en after en before en standbye, voyant le soleil se lever sur la mer. Cette parenthèse incroyable avec cette retrouvaille just unbelievable. Cette journée, anéantie, au Heaven. Puis le bonheur d'étudier à dix minutes de Saint Lazarre et des grands magasins. Toutes ces questions bizarres auxquelles je n'avais pas de réponse et qui s'éclaircissent au fur et à mesure. Ces nouvelles peurs. Ces gens qui font désormais partie de ma vie. Cette tête qui se remplit d'images, d'odeurs, de dialogues, de mots étranges ( genre "iznenadenje" ) ...
Mais voilà, c'est déjà fini. Ca veut rien dire, c'est qu'un pauvre chiffre sur un calendrier, c'est comme les anniversaires, dans le fond, on le sait bien qu'on n'a pas pris un an en une nuit. Mais je sais pas, je veux pas que cette année se finisse. Je veux pas défaire le sapin. Ca paraissait tellement loin, 2007, quand je me disais "oui, c'est sur, ce sera mon année. Il va se passer quelque chose. C'est obligé." Et maintenant, c'est derrière. Enfin presque. C'est puérile, mais je donnerais beaucoup pour changer de fuseau horaire et étirer cette journée le plus possible.
Je sais pas. Je veux pas. Pas dix-huit ans, même si concrètement ça ne changera rien à ma vie. Pas deux mille huit, même si c'est qu'un nouvel éphéméride déjà acheté. Cette course est perdue d'avance, oui, je sais. On gagne pas contre le temps. Ce putain de truc qui ternit les souvenirs, ride les visages, et ne s'arrête jamais. Jamais. Mais c'est comme ça, je cours quand même.


Two thousand and eight.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 13:13

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 10:02